Le Noël de l’Union européenne du Capital

La Banque centrale européenne a offert un cadeau de Noël à ses collègues banquiers : l’offre illimitée de crédit aux banques pendant trois ans, avec des taux d’intérêt de 1%. La banque peut prêter cet argent – avec des taux d’intérêt bien plus élevés – aux gouvernements, se remplissant les poches aux dépens du contribuable.
Lire la suiteDésindustrialisation : près de 900 usines françaises ont été fermées en trois ans

La crise de 2008-2009 a violemment accéléré la désindustrialisation de la France. Près de 900 sites industriels ont fermé leurs portes en trois ans, selon les chiffres de Trendeo pour « Les Echos ». Et le nombre d’emplois supprimés remonte nettement depuis quelques mois.
Lire la suiteQu’est-ce qui peut sauver l’euro ?, par Joseph Stiglitz

Alors que l’on pensait que les choses ne pouvaient s’aggraver davantage, il semble pourtant que cela soit en train de se soit produire. Même certains des soi-disant membres « responsables » de la zone euro doivent aujourd’hui faire face à des taux d’intérêts plus élevés. Des deux côtés de l’Atlantique, les économistes ne discutent plus seulement de la question de la survie de l’euro, mais désormais de la nécessité de faire en sorte que sa disparition engendre le moins de bouleversements possibles.
http://www.les-crises.fr/sauver-euro/
Lire la suiteGroupama n’associera pas le régime rétrograde de Vichy à la sécurité sociale (PCF)

par Pierre Laurent, mardi 27 décembre 2011
Groupama n’associera pas le régime rétrograde de Vichy à la sécurité sociale (PCF)
Dans cette période de remise en cause des réalisations du Conseil national de la Résistance (CNR) et en particulier de l’œuvre du ministre communiste Ambroise Croizat, une tentative de réécriture de l’histoire semble en cours.
Groupama, dans une publicité pour la promotion de sa complémentaire santé (ci-joint), affirme que le régime de Vichy aurait été à l’initiative de la Sécurité sociale. Cette « info insolite » est un outrage à la solidarité.
Groupama, auquel les réformes sarkozystes des retraites et, demain, celle de la sécurité sociale assurent des gains juteux, voudraient donc lier le régime répressif et rétrograde de Vichy à la sécurité sociale. Il n’en est pourtant rien.
Cette idée, formidable et progressiste, décision courageuse et ambitieuse d’Amboise Croizat a été créée en 1946 pour reconstruire un pays brisé par la collaboration.
La solidarité, la protection sociale sont des idées d’avenir et parce que nous plaçons l’Humain d’abord nous ne laisserons pas la droite ni l’extrême droite l’offrir en pâture aux appétits financiers et spéculatifs.
Cette publicité est un scandale et un affront à ceux qui ont résisté et reconstruit la France après le ravage de la guerre.
Parti communiste français
L’Histoire telle qu’elle est « racontée » aux Français : avant la défaite…

Les années qui ont précédé la guerre
De nombreux téléfilms sont projetés sur nos écrans diffusant des documents sur la France pendant l’Occupation. Ils sont destinés à éclairer nos concitoyens sur la réalité historique de cette période. Ils sont censés apporter, images à l’appui, un éclairage sur la Résistance, le régime de Vichy, la répression , la vie quotidienne dans notre pays, durant les années noires.
La progression des mesures antijuives conduisant à la Shoah est l’un des thèmes les plus popularisés.
Ces leçons d’histoire pourraient permettre de transmetttre la mémoire de ces quatre années aux jeunes générations. Celles-ci sont en effet dépourvues d’informations, car le temps qui passe efface un passé mal connu.
Sans méconnaître l’intérêt de ces films documentaires, ceux-ci sont le plus souvent, par de graves omissions ou par une désinformation pure et simple, des outils de propagande . Ils participent par la réécriture de l’Histoire à une opération idéologique anticommuniste.
Deux moyens essentiels sont utilisés.
Le premier, c’est d’ouvrir le dossier à partir de juin 1940, par la simple évocation de la défaite. Le désastre militaire constituerait ainsi l’explication unique de la capitulation, de l’occupation militaire allemande et de l’installation du régime de Vichy . Ce qui est occulté, ce sont les raisons, les évènements, qui ont conduit la France à la catastrophe.
Il s’agit du « Choix de la défaite », objectif délibéré des « élites » de cette époque.
Le second moyen utilisé par la nouvelle Propaganda Abteilung française pour dénaturer la réalité historique, c’est de gommer le rôle et l’action des communistes durant la première année d’occupation, c’est-à-dire avant l’agression allemande contre l’Union soviétique, le 22 juin 1941.
Examinons, aujourd’hui, les évènements qui ont précédé le désastre militaire.
Rappelons les faits essentiels.
30 janvier 1933 : Hitler devient chancelier du Reich. Son parti, le NSDAP, le Parti national-socialiste, avait obtenu 37% des vois aux dernières élections. Fruit des frustrations nées du traité de Versailles, des crises économiques et sociales des années 20, puis suite à l’effondrement de Wall Street, en
Octobre 1929, les nazis progressent d’élections en élections, soutenus financièrement par le grand patronat allemand des Krupp et Thyssen. Les maîtres de la Ruhr et des Banques voient en Hitler l’homme qui va éliminer l’opposition ouvrière, les communistes en premier lieu, et qui par un effort de guerre sans précédent, peut donner à l’Allemagne la première place en Europe, puis, militairement, la dominer.
En France, la peur du peuple, la hantise du ‘bolchevisme’ poussent l’oligarchie industrielle et financière à regarder avec intérêt l’expérience hitlérienne. Mais, au-delà de ces considérations, ce qui conduit le patronat français à « faire le choix » de la défaite, c’est l’imbrication totale du capital de secteurs entiers de notre économie avec celui de leurs homologues allemands. C’est vrai dans la sidérurgie, les mines, l’industrie chimique.
Leur communauté de destin les lie et va déterminer les choix politiques de la bourgeoisie française durant cette décennie.
D’abord, celle-ci va tenter d’instaurer en France un régime totalitaire. Elle dispose d’organisations fascistes diverses – les Croix-de-feu, les Jeunesses Patriotes, la Solidarité française, les Camelots du Roi, les Francistes – qui vont tenter le 6 février 1934, un coup de force contre la République. Ils seront à la tête du gouvernement de Vichy, avec Pétain, en juillet 1940.
Ils échouent provisoirement en 1934, devant la levée en masse du peuple : les communistes et les socialistes vont s’unir dans le Front populaire en 1935, et gagner les élections en 1936.
Les grandes grèves, avec l »occupation » des usines et des magasins, en juin 36, vont imposer un printemps social inégalé.
C’est la grande peur des possèdants.
Ceux-ci obtiennent du gouvernement socialiste, la « pause » dans les réformes, c’est-à-dire leur mise en cause.
La bourgeoisie et la réaction reprennent le pouvoir avec le radical Edouard Daladier et le représentant de la droite Paul Reynaud.
Finie « la semaine des deux dimanches ! ».
Pendant ce temps, dès 1935, l’Allemagne récupère la Sarre.
En 1936, elle peut ensuite réoccuper militairement la rive gauche du Rhin, sans réactions hostiles de la part des gouvernements français.
Puis, les armées italienne et allemande interviennent en Espagne, en juillet 1936, pour soutenir les militaires fascistes de Franco. La France, comme la Grand-Bretagne, décrètent la « non-intervention » et laissent écraser la république espagnole.
Seuls, les volontaires ouvriers des Brigades internationales sauvent l’honneur en se portant au secours des Républicains. Une majorité de militants communistes français en fait partie. Ils formeront plus tard les cadres de la résistance des Francs-Tireurs et Partisans.
Ensuite, l’Autriche est annexée en mars 1938.
La France et la Grande-Bretagne, contrairement aux accords qui les lie à la Tchécoslovaquie, abandonnent à Hitler la région frontière de celle-ci, les Sudètes, où se trouvait la ligne fortifiée tchéque.
Ce sont les Accords de Munich, signés en septembre 1938, et ratifiés par l’ensemble des députés, sauf les communistes et un élu socialiste, qui votent contre.
En mars 1939, la Whermacht occupe l’ensemble du territoire tchécoslovaque et attaque la Pologne le premier septembre…
On connaît la suite : la guerre, le 3 septembre, que le gouvernement ne mènera que contre les communistes, dont le Parti est dissout et ses militants arrêtés en masse, alors que les politiciens qui vont se vautrer dans la collaboration, tiennent le haut du pavé.
RESULTATS :
En sept ans, Hitler franchira la distance qui de Berlin à Paris.
La guerre des panzers nazis durera cinq semaines.
Pétain obtient les pleins pouvoirs de la majorité des parlementaires le 10 juillet 1940.
L’Occupation allemande commence.
L’Etat français s’installe.
Lire sur cette période :
« Le choix de la défaite » d’Annie-Lacroix-Riz, chez Armand Colin
« De la République à l’Etat français » Le chemin de Vichy de Jean LEVY et , chez L’Harmattan
Ambroise Croizat, 60 ans après sa mort

Militant syndical, membre du Parti communiste, ministre de 1945 à 47, il fut le principal instigateur de la Sécurité Sociale en France, l’un de ceux qui ont institué les conventions collectives, le système des retraites, les comités d’entreprise, la médecine du travail tout ces « conquis sociaux » que les néo-libéraux au pouvoir s’emploient à détruire par tous les moyens depuis des années.
Si Croizat est méconnu en France, si nous ignorons tout de notre propre histoire sociale, ce n’est pas un hasard. C’est le résultat d’un combat idéologique et politique dans lequel chacun doit choisir son camp mais où la neutralité est impossible.
Minuscule victoire, lors de la première diffusion de cette émission, nous disions que le nom d’Ambroise Croizat ne figurait pas dans le Larousse ni dans le Robert. Mais, victoire, au terme d’une longue lutte menée par la CGT, ce nom figurera désormais dans les dictionnaires…
Un reportage de François Ruffin, avec l’historien Michel Etiévent.
http://media.la-bas.org/mp3/111223/111223.mp3
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